La couche d'ozone est en train de se réparer
Bonne nouvelle venue du ciel : selon l'ONU, la couche d'ozone se reconstitue et le trou de l'Antarctique devrait se refermer vers 2066.

On a tellement l’habitude des mauvaises nouvelles sur la planète qu’on en oublierait presque les bonnes. En voici une, et pas des moindres : la couche d’ozone, que l’on croyait condamnée il y a quarante ans, est en train de se réparer. Lentement, mais sûrement.
Et le plus beau, c’est que cela ne doit rien au hasard. C’est le résultat d’une décision que le monde entier a prise ensemble.
Retour dans les années 1980
Pour mesurer le chemin parcouru, il faut remonter un peu le temps. Dans les années 1980, des scientifiques font une découverte inquiétante : au-dessus de l’Antarctique, la couche d’ozone s’est amincie au point de former ce que l’on va vite appeler un « trou ».
Or cette couche, située très haut dans l’atmosphère, joue un rôle précieux : elle filtre une grande partie des rayons ultraviolets du Soleil. La voir se percer avait de quoi faire frémir.
Les coupables sont rapidement identifiés. Ce sont des gaz fabriqués par l’homme.
1987 : le monde se met d’accord
La suite a de quoi redonner foi en l’humanité. En 1987, les États signent le Protocole de Montréal, un accord international dont l’objectif est limpide : interdire les gaz responsables de la destruction de l’ozone.
Un problème identifié, une cause comprise, une réponse collective. Sur le papier, c’est simple. Dans les faits, c’est assez rare pour être salué.
Ce que disent les scientifiques aujourd’hui
Tous les quatre ans, un groupe d’experts réuni sous l’égide de l’ONU et de l’Organisation météorologique mondiale (OMM) fait le point sur l’état de la couche d’ozone. Leur dernière évaluation, présentée en janvier 2023, confirme que la guérison est bel et bien en cours.
Leur conclusion tient en une date : si les mesures actuelles restent en place, la couche d’ozone devrait retrouver son niveau de 1980, c’est-à-dire celui d’avant l’apparition du trou, vers 2066 au-dessus de l’Antarctique.
Autrement dit, le fameux trou n’a pas encore disparu, mais il est sur la voie de la guérison. Il faudra encore de la patience, car l’atmosphère cicatrise à son rythme. Mais la trajectoire est la bonne.
Pourquoi c’est une vraie pépite
Cette histoire mérite d’être racontée pour trois raisons.
- Elle est vraie. Elle repose sur une évaluation scientifique officielle, pas sur un vœu pieux.
- Elle montre que cela marche. Quand les pays s’accordent et tiennent parole, les résultats suivent.
- Elle n’est pas terminée. L’échéance de 2066 suppose que les règles actuelles continuent d’être respectées.
On retient souvent du trou dans la couche d’ozone l’image d’une catastrophe. Il serait plus juste d’y voir l’une des plus belles réussites collectives de notre époque : un jour, l’humanité a abîmé son bouclier, puis elle a décidé de le réparer.
Et elle est en train d’y arriver. Avouez que cela fait du bien à lire.

